Véhicules électriques au Québec – Le gouvernement du Québec signe une entente avec l’Alliance Renault-Nissan

Toutes les pièces du puzzle se mettent en place afin de faciliter l’arrivée de la voiture électrique au Québec. Après l’annonce de l’arrivée de la Nissan Leaf au Canada en 2011, de l’annonce que Communauto en incorporera 50 dans sa flotte de véhicules, voilà que la ministre des Ressources naturelles et de la Faune annonce qu’un groupe de travail sera mis sur pied afin de se pencher sur la planification de l’infrastructure de soutien nécessaire à la recharge des véhicules électriques et sur les besoins d’information du grand public relativement à ce type de véhicule..

Plusieurs articles ont d’ailleurs été publiés ces derniers jours à ce sujet (voir au bas de ce billet). Le plus intéressant à mon avis est celui-ci qui provient de Canoë. On y apprend entre-autre ceci:

«Si le quart du parc automobile québécois était électrique, ce qui représente un million de véhicules, il y aurait une demande additionnelle de 3 milliards de kWh, ce qui correspond à la production d’une centrale de taille moyenne comme Eastmain 1», explique-t-il (Thierry Vandal, président-directeur général d’Hydro-Québec).

Selon les prévisions de la société d’État, les propriétaires des véhicules électriques effectueront 80% des recharges à la maison ou au travail, et 20% dans les endroits publics.

Communiqué

Montréal, le 1 juin 2010 –  La vice-première ministre, ministre des Ressources naturelles et de la Faune et ministre responsable du Plan Nord, Mme Nathalie Normandeau, annonce la signature d’un protocole d’entente entre le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, L’Alliance Renault-Nissan, Hydro-Québec, l’Agence de l’efficacité énergétique, la Ville de Montréal et la Ville de Québec relativement aux véhicules électriques.

De façon plus précise, l’entente prévoit la formation d’un groupe de travail sur la planification de l’infrastructure de soutien pour la recharge des véhicules, notamment les bornes de recharge, et sur les besoins d’information du grand public relativement aux véhicules électriques.

Dans un deuxième temps, de cette signature découle une entente commerciale intervenue entre Nissan et Communauto. Cette dernière organisation, qui représente l’un des plus importants services d’autopartage en Amérique du Nord, s’est en effet engagée à faire l’acquisition de 50 véhicules électriques Nissan LEAFs avant la fin de l’année 2011.

« Le Québec est une terre d’accueil naturelle pour les véhicules électriques. Comme 97 % de notre électricité est produite à partir de sources propres et renouvelables, le Québec dispose de plusieurs avantages pour favoriser l’implantation des véhicules électriques. Après les ententes signées depuis un an avec d’autres fabricants automobiles, dont celles signées le 14 janvier dernier à Boucherville entre Hydro-Québec et Mitsubishi pour l’essai d’une cinquantaine de voitures électriques, voilà qu’un autre joueur clé de l’industrie automobile choisit le Québec. Et ce n’est pas terminé : nous avons l’ambition de devenir des leaders en la matière en créant un environnement d’affaires pour faciliter l’implantation des véhicules électriques partout sur notre territoire », a spécifié la ministre Normandeau.

Aide financière

Le gouvernement du Québec est sensible aux faibles émissions de gaz à effet de serre et offre déjà une aide financière à l’achat d’un véhicule électrique. Ainsi, Communauto pourrait réclamer le crédit d’impôt prévu pour les véhicules écoénergétiques pouvant s’élever jusqu’à 8000 $ dans le cas d’une voiture tout électrique. De plus, Communauto pourrait aussi effectuer une demande au ministère des Transports dans le cadre du Programme d’aide gouvernementale à l’amélioration de l’efficacité énergétique (PAGAAEE) pour le transport routier des personnes, ce qui ajouterait une contribution de 2000 $ par véhicule. Ainsi, l’aide gouvernementale pourrait atteindre 500 000 $ dans le cadre d’un projet où Communauto achèterait 50 véhicules.

« Cette entente représente un pas de plus dans notre démarche qui mènera, à l’automne, à la livraison du plan d’action gouvernemental sur les véhicules électriques. Nous planifions une série de gestes concrets qui nous permettront de mettre en place les conditions propices afin de préparer l’arrivée des véhicules électriques au Québec », a expliqué la ministre Normandeau.


Rappelons que le gouvernement du Québec s’est engagé à réduire de 20 %, sous le niveau de 1990, les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020. L’arrivée des véhicules électriques sur le marché québécois permettra au Québec de réduire sa consommation de pétrole dans les transports afin d’atteindre son objectif.

« Les importations de pétrole représentent aujourd’hui une part importante dans la balance commerciale du Québec. Si plus de 50 % de notre bilan énergétique est lié à la consommation d’hydrocarbures, il est important de savoir que le Québec importe actuellement la totalité de ce qu’il consomme. Des coûts qui se chiffraient, en 2007, à 13 milliards de dollars. L’électrification des transports constitue un moyen privilégié d’utiliser au Québec une énergie produite sur place à un coût relativement faible », a conclu la ministre Normandeau.


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Autres articles intéressants:

Des bornes de recharge en 2011 ( Canoë )

Voitures électriques: Hydro installera des bornes de recharge ( MonVolant.CyberPresse.ca )

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